L'être et le genresubversion lacanienne des théories du genre

L’ACF – AQUITANIA et la LIBRAIRIE MOLLAT

Accueillent le vendredi 29 janvier 2016 à 18h

Clotilde Leguil pour une présentation de ses ouvrages:

« L’être et le genre, hommes/femmes après Lacan », PUF 2015

Quatrième de couverture :
Le climat du XXIe siècle est à l’affranchissement des normes de genre. Les sujets contemporains croient de moins en moins en des rôles d’homme et de femme, qu’ils n’auraient qu’à jouer comme une partition écrite à l’avance. Ils ont raison. Cette nouvelle émancipation fait-elle pour autant disparaître la valeur de la question du genre dans une existence ? Que reste-t-il du genre une fois que l’on en a déconstruit les normes ? Avec Lacan, la psychanalyse a ouvert la voie à un abord du genre qui fait voler en éclats tous les stéréotypes et introduit du trouble en chaque être. Les études de genre lui sont en cela redevables. À partir de figures d’hommes et de femmes hors normes au cinéma (de Billy Wilder à Guillaume Gallienne), dans la littérature contemporaine (Édouard Louis, Catherine Millet, Delphine de Vigan, Pascal Bruckner), Clotilde Leguil nous montre ce que peut signifier « être un homme » ou « être une femme » au XXIe siècle par-delà toute norme.

et « Subversion lacanienne des théories du Genre », éditions Michèle, 2015.

Quatrième de couverture:
Comment la psychanalyse lacanienne aborde-t-elle la question du genre ? La psychanalyse est-elle hétéronormative ? Quel statut le signifiant « femme » a-t-il en psychanalyse ? Comment peut-on à partir de la clinique analytique rendre compte du genre « neutre » comme nouvelle revendication et nouveau droit des sujets du XXIe siècle ? C’est à ces questions que des psychanalystes d’orientation lacanienne répondent dans cet ouvrage, en prise avec les débats qui préoccupent la société civile. La psychanalyse partage avec les gender studies la dénaturalisation de la sexualité, mais ne se ramène pas pour autant à une simple déconstruction du genre en tant que norme sociale. En revenant sur les thèses des principaux auteurs des gender studies (Judith Butler. Monique Wittig. Gayle Rubin. Eve Kosofski Sedgwick. Didier Eribon. Éric Fassin, Marie-Hélène Bourcier), cet ouvrage s’attache à restituer le sens de l’orientation lacanienne en matière de genre, par-delà le malentendu qu’engendre la lecture de Lacan proposée par ces auteurs. Car si la cure analytique tourne tout entière autour de questions comme « qu’est-ce qu’être une femme ? », ou « comment être un homme ? », elle n’invite pas pour autant le sujet en analyse a se conformer à des normes de genre. Par-delà toute identification à un mode de jouissance qui peut être partagé par d’autres, par-delà toute appartenance à une communauté permettant au sujet de s’identifier à d’autres, la psychanalyse conduit chacun, dans sa solitude, a se confronter à un noyau de jouissance qui est aussi ce que Lacan a appelé « un réel ». Cet ouvrage, en répondant ainsi aux gender studies. tente de faire émerger les enjeux éthiques et politiques dont la psychanalyse lacanienne est porteuse.

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