« ACTE, PAROLE ET VERITES »

Pour cette dernière soirée de notre année de travail sur « La vérité impraticable », nous avons donné carte blanche à notre invitée, Véronique Voruz

Elle nous aidera à poursuivre et préciser notre réflexion, à partir de son argument :

« Si la clinique de la criminalité est essentiellement une clinique de l’acte, et que selon la définition qu’en apporte Jacques Lacan, l’acte c’est ce qui se fonde « d’une structure paradoxale de ce que l’objet y soit actif et le sujet subverti… »[1], la question de la vérité en tant qu’elle serait équivalente aux « motifs » de l’actant ouvre, de structure, à la méprise, celle du sujet supposé savoir. Ceci étant posé, les vérités ne sont pas équivalentes, et dans les discours se mettant en position de dire la vérité là où l’actant ne peut pas ou ne veut pas dire quelque chose de son acte – les discours que Michel Foucault range sous le terme d’hétérovéridiction -, la vérité n’a pas le même statut qu’une vérité construite sous transfert ».

Véronique Voruz est psychanalyste à Londres, maître de conférence en droit et criminologie à l’université de Leicester, et professeur associé de psychanalyse à l’université de Kingston, Londres.

Elle est membre de l’ECF (Ecole de la cause freudienne) et nouvellement nommée AE (analyste de l’école).

Cette soirée très prometteuse en échanges est ouverte à toute personne intéressée par ces questions.

L’entrée sera exceptionnellement de cinq euros afin de participer aux frais de déplacement de notre invitée.

[1] LACAN J., « La méprise du sujet supposé savoir », Autres écrits, Paris, Seuil, p. 332

A 20H30, 26 rue du Hâ, au local de l’ACF

L’inscription est libre par simple demande mail à daniele.laufer@gmail.com (objet : atelier de criminologie lacanienne)

 

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