La délégation Charente-Maritime de l’ACF-Aquitania a retenu comme thème de travail pour l’année :
« la psychanalyse appliquée »
autour de l’argument suivant :

« Lacan distinguait la psychanalyse pure et la psychanalyse appliquée à la thérapeutique. Comment le souci du thérapeute et de la clinique s’articulent-ils avec le désir de l’analyste ? Que devient la psychanalyse appliquée en Institutions ? Comment s’applique la psychanalyse à d’autres domaines tels que le champ du social ou celui de l’éducation ?

La psychanalyse est une pratique de la parole, elle ne tient pas au cadre mais au discours : son champ d’application, indépendant des standards, accueille le particulier du sujet.
Le discours psychanalytique est l’envers du discours du maître ; le champ de la psychanalyse est marqué, en son centre, par la place qui est celle, non pas du sens, mais de la jouissance.
« La psychanalyse change » dit J.A. Miller dans « L’inconscient et le corps parlant », « … analyser le parlêtre ce n’est plus exactement la même chose qu’analyser l’inconscient au sens de Freud ou même l’inconscient structuré comme un langage ».
La psychanalyse peut rappeler là où elle est présente que le sujet relève de la parole, et proposer une alternative où maintenir la place du contingent

Nous recevrons Michel Grollier , psychanalyste, membre de l’ECF, président de l’ARFELS, association de gestion du CPCT de Rennes,

le samedi 1er octobre à 10 heures, à l’IFSI du Centre Hospitalier de La Rochelle. Il nous parlera de

 » Rencontre avec la psychanalyse : l’expérience d’un CPCT  »

 » Un Centre Psychanalytique de Consultation et Traitement est un lieu d’expériences. D’abord celle de la rencontre d’un sujet avec un partenaire orienté par la psychanalyse et ses effets. Ensuite celle de la psychanalyse et son discours avec un dispositif d’accueil court à dimension thérapeutique.

Pour le sujet, il s’agira de faire usage de ce qu’offre cette rencontre pour s’extraire de la plainte qui l’a conduite au centre.

Du coté de la psychanalyse, maintenue vivante par les psychanalystes qui ne cessent de mettre son discours à l’épreuve de l’expérience, il s’agit de vérifier les effets que permet le dispositif, mais aussi ses limites. Nous vérifions ainsi que, hors du cadre de la cure, un transfert sur la psychanalyse peut s’instaurer, à condition que quelques-uns se charge d’incarner son orientation. Un sujet pourra alors s’en armer pour aller porter ce transfert auprès d’un analyste afin de faire un nouvel usage de son symptôme, mais ce n’est pas le seul ni le premier objectif. Les effets thérapeutiques rapides ont été les premiers à être validés et ont justifiés ce dispositif court.

C’est donc à partir de récits de rencontres singulières mise en jeu dans ce dispositif que je propose d’en présenter l’intérêt, et aussi ce qu’il nous enseigne. »

Nous recevrons le 26 novembre dans ce même lieu, même heure, des intervenants du CLAP L’enfant qui vient. Ils nous parleront de ce nouveau lieu d’accueil, de rencontre et d’écoute parents-enfants, sous le titre :

« Accueillir l’inattendu »

Catherine Vacher-Vitasse , membre de l’ACF-Aquitania et Directrice du CLAP, le présente ainsi :

« Émanation des CPCT, le CLAP l’enfant qui vient, Consultations et Lieu d’Accueil Psychanalytique, centre son action sur le petit enfant et ses parents ou futurs parents.

Nous y recevons l’enfant qui pleure, qui crie, qui tape, ou bien qui se ferme dans le silence, ne peut s’endormir, et bien d’autres choses encore.

Nous l’accueillons à plusieurs, avec ses parents, en essayant de repérer très vite à partir de l’énoncé de départ le partenariat de jouissance qui s’est construit entre eux.

L’inattendu de l’enfant surprend les parents, les déroutent au point qu’ils ne s’y retrouvent pas et viennent demander de l’aide.

Notre objectif est de repérer le nouage signifiant, puis de répartir – ou pas – ce qui revient à chacun, dans une conversation qui, par petites touches, par petits décalages, peut permettre aux parents d’entendre ce qui leur revient.

Nous déplierons dans le détail les différents temps de notre action : inclusion « des partenaires de l’expérience »1 dans le symptôme, puis séparation – temps dans lequel il s’agit d’accompagner chacun à partir de ses chaînes signifiantes, et temps final de butée où se trouve un nouvel arrangement symptomatique, un nouvel équilibre.2

Plusieurs situations cliniques présentées par les intervenantes du CLAP permettront d’illustrer ces propos. »

Toute personne intéressée peut prendre contact auprès de :

Marie-Noëlle Faucher (06 85 75 15 07) et Gérard Seyeux (06 11 29 18 10).

1 « Les parents, partenaires de l’expérience », FIPA, 1ère Journée d’étude de la Fédération des Institutions de Psychanalyse Appliquée, 12 mars 2016, Bordeaux.
2 Roy D. « Les parents, partenaires de l’expérience », texte de la soirée préparatoire de la FIPA, 17 janvier 2016.

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