Mardi 19 décembre 2017 à 21h.
26 rue du Hâ à Bordeaux

« L’agressivité en psychanalyse », J. Lacan, Ecrits, p. 101-124.

Dans la perspective de la prochaine Journée de l’Institut de l’Enfant, en 2019, sur le thème de « Enfants violents » initié par J.-A Miller, Le groupe Che Vuoi? organise des soirées de travail animées par Daniel Roy.

Pour y participer, s’inscrire auprès de M.-A. Macaire : marieagnes.macaire@orange.fr, ou par téléphone au : 06 89 33 07 30.

« Moi casser tête Francis »

Enquête sur la violence

Ce titre inaugure une série de soirées sur le thème de la violence, thème annoncé dans l’intervention de clôture de Jacques-Alain Miller lors de la Journée de l’Institut de l’enfant, le 18 mars 2017 : « Enfants violents ».

Violent est un mot actuel qui désigne un réel à l’œuvre dont les enfants du siècle ne sont plus préservés.

Une lecture attentive des textes de Freud, en particulier à propos de la pulsion, et de ceux de Lacan – depuis « Les complexes familiaux » en 1938, jusqu’aux dernières avancées de son enseignement à propos de la jouissance Une – nous permettra de mener l’enquête sur les logiques à l’œuvre dans les « faits de violence » pour lesquels parents ou éducateurs viennent à l’occasion consulter un psychanalyste ou un praticien.

Qu’en est-il de ces manifestations d’excès pulsionnels nommés violence ? À ce titre, l’agressivité et la violence se différencient-elles ?

La première interrogation de J.-A. Miller nous ouvre la voie : la violence est-elle un symptôme ? Rappelant la définition freudienne du symptôme comme « signe et substitut d’une satisfaction pulsionnelle qui n’a pas eu lieu », Miller peut préciser alors : « L’émergence de la violence, n’est-ce pas le témoignage qu’il n’y a pas eu de substitution de jouissance ? »

De même, le symptôme étant le « résultat du processus de refoulement », la violence témoigne que le refoulement n’a pas eu lieu.

Pas de substitution de jouissance, pas de refoulement, la violence apparaît alors comme une satisfaction directe de la pulsion, faisant apparaître sa face obscure, nommée par Freud « pulsion de mort ».

À l’inverse, quand elle s’inscrit dans une revendication, une révolte, une demande d’amour ou même de haine, cette violence fait valoir sa valeur symptomatique, car elle se situe comme « le substitut d’une satisfaction non advenue de la demande ».

De cette distinction structurale dépendra notre mode d’intervention auprès de l’enfant et son entourage.

Cette année, nous allons interroger la violence – symptôme ou non symptôme –, ce qui nous permettra de distinguer l’agressivité imaginaire se dévoilant dans les phénomènes de transitivisme de jalousie, de rivalité ou de crises, de la violence, « pur désir de destruction », ou manifestation de la pulsion de mort.

M. A. Macaire-Ochoa.