Samedi 8 décembre 2018

Marché des Douves
4, rue des Douves à Bordeaux.

Emergence de la violence, modalités de réponses

S’il peut arriver assez souvent de faire état que l’agressivité d’un sujet, voire parfois l’émergence d’une certaine violence nous laissent désemparés, il paraît important d’arriver à mieux saisir ce qui ainsi se met en jeu. Les modalités de réponses que nous offrons doivent nous amener aussi dans l’après-coup à réfléchir sur ce qui parfois peut enfermer un sujet dans un prédicat l’assignant à résidence dans une identification qui le pétrifie, plus qu’elle ne lui apporte le point d’appui nécessaire à savoir y faire avec ce qui s’agite en lui, dans son corps et sa pensée. Quelle est l’origine, ou l’élément déclencheur de cette violence ? Car ne l’oublions pas, c’est au moment où souvent «quelque chose de la parole se démet» que commence le domaine de la violence. Or le domaine de la violence, qu’il soit réel, symbolique, ou imaginaire est souvent ce qui agite l’enfant même tout petit. Parfois, sous « un mode contrasté », on peut authentifier le besoin d’être aimé, reconnu ou tout simplement accueilli, voire aussi bien un désir d’une identification possible.

La violence peut trouver une certaine pacification dans une expérience de parole, « une convention de dialogue» où le sujet peut traduire en mots son « intention agressive» ; il peut y avoir néanmoins une certaine violence qui se fixe, reste fixée à une «tendance à l’agression », soit un point qui échappe à toute dialectique du sens. Et c’est souvent à ce réel-là propre à chacun que nous avons aussi à faire. C’est à la mise en examen de l’assise subjective de la dite-violence que nous vous proposons d’assister lors de cette journée. Si on a parfois raison de se révolter, les différentes institutions doivent aussi examiner la part de violence qu’elles peuvent aussi provoquer. Freud avait déjà indiqué que l’école ne doit pas «revendiquer pour elle le côté impitoyable de la vie; elle n’a pas le droit de vouloir être plus qu’un lieu où l’on joue à la vie. » Ici il s’agit bien de la vie de l’esprit, car un monde sans esprit, sans la singularité du désir, comme le souhaitent ceux qui veulent ranger l’être humain dans des cases préétablies, contribue souvent à fabriquer de la violence. C’est donc à la fête de l’esprit que seront aussi conviés lors de cette journée l’enseignant, l’éducateur, le juge pour enfants, le sociologue, l’artiste, le psychologue et psychanalyste, etc.., mais aussi les jeunes eux-mêmes.

ARGUMENT & BULLETIN D’INSCRIPTION

Renseignements et inscription : 05 56 91 23 85 – phlacadée@wanadoo.fr

Inscriptions : 15€ | 10€ étudiants & demandeurs d’emploi