« La différence sexuelle : une question actuelle » 

15 octobre 2019 & 17 décembre 2019 | 26 rue du Hâ | 21h

Ce titre s’inscrit dans la perspective des prochaines journées de l’Institut de l’enfant qui se tiendront en 2021, thème qui va être notre axe de travail  pour les deux prochaines années ;

Comment s’inscrit la différence sexuelle ? dans l’enfance ? à l’adolescence ? Est-ce un choix d’être fille ou garçon ? 

Le sexe n’est pas « déterminé » mais « construit » : on ne naît pas Homme ou Femme, mais le devient-on ? 

Peut-on dire ce qu’est un garçon ou une fille ? Lacan pensait que c’est impossible, c’est pourquoi on fait appel à des idéaux… et que les semblants sont convoqués pour tenter d’y répondre.

Notre première soirée d’étude, intitulée « Une différence, des différences », aura lieu le 15 Octobre 19 :

A l’époque du genre « fluide », dans le contexte d’effacement des différences homme/femme, père /mère et de la promotion de la parentalité, on voit – comme le souligne M-H Brousse- que les différences ne sont plus strictement binaires et se pluralisent : Garçon/Fille, Homme/Femme, Bi/Trans/Cis/Hétéro/Homo… Nos références freudo-lacaniennes sont-elles toujours d’actualité ou frappées d’obsolescence ?  demande Daniel Roy.  

L’énigme de l’être sexué se pose très tôt : Freud montre qu’il y a des « prédispositions, reconnaissables dès l’enfance », à la position féminine et à la position masculine. Et il souligne la précocité de la différenciation sexuelle. 

Freud dans son texte « L’organisation génitale infantile » montre la fonction déterminante de l’angoisse de castration et le primat du phallus pour les deux sexes : « l’avoir ou pas » ne suffit cependant pas pour inscrire la partition Homme/Femme ; Lacan montrera que les modalités de « l’être ou l’avoir » sont différentes chez le garçon et chez la fille. 

L’identification sexuelle  est instable ; nous évoquerons lors de notre seconde soirée le 17 décembre 19,  la « Crise du phallus »,  c’est à dire ce « moment de crise où se voit ébranlée l’identification phallique qui soutenait jusqu’alors l’enfant »… et le confronte aux embrouilles de la castration.

 Le sexe est l’effet d’un dire : « Les êtres parlants se repartissent et se situent par rapport au signifiant homme et au signifiant femme ». «  La sexuation se produit quand filles et garçons en passent par la subjectivation leur sexe » et « c’est sous le registre des semblants que s’élabore la différence entre les sexes à l’âge adulte ». 

Cette différence sexuelle n’est pas facile à situer, elle n’est pas « localisable » mais « logique », « il ne s’agit pas d’une différence anatomique, et Lacan dira qu’il s’agit d’une séparation des modes de jouissance : on aborde la question de la différence sexuelle  à travers la singularité des modes de jouir ». Mais qu’en est-il pendant le temps de l’enfance ? Il s’agira pour nous d’éclairer ces formules qui, isolées, paraissent un peu abruptes ! 

Nous tenterons de « nous laisser enseigner par les enfants, filles et garçons,  de ce qu’ils savent de la différence sexuelle » et nous verrons au travers des fictions qu’ils élaborent pour traiter l’angoisse et l’incertitude rencontrées devant la différence sexuelle,  comment ils peuvent s’y inscrire.

POUR TOUTE INFORMATION : adresser un mail à g.panetta@wanadoo.fr