Animé par: Pierre-Jacques Dusseau, Bernard Lamothe et Danièle Laufer

La vérité impraticable

« Dire la vérité est chose impraticable ». C’est ainsi que Freud dans sa lettre datée du 31 mai 1936 met en garde Arnold Zweig, tenté par la réalisation d’une biographie du fondateur de la psychanalyse.

Dire la vérité sur le crime ne peut donc être que chose impraticable. L’institution judiciaire comme la psychanalyse, évoluent en terrain accidenté du fait même du rapport complexe entre l’acte criminel et son auteur, point de départ d’une textualité mystérieuse. « Le crime est un langage qui se manifeste par la violence »[1] Le juge et le psychanalyste ont affaire aux dires, et au maniement de la lettre sous toutes ses formes.  Il en est de même du journaliste dans le registre de l’information où du romancier dans celui de la fiction. Comment pratiquer l’impraticable ? Au cours de cette session 2015/2016 de l’Atelier de Criminologie Lacanienne,  nous tenterons de répondre à cette question et à celles qui en découlent.

[1] Fieda Ekotto,  L’écriture carcérale et le discours juridique chez Jean Genet, Paris, L’harmattan, 2001, p.61

Plus d’argument

Dates prévues :

Mardi 10 novembre : ” LE DISCOURS DE L’EXPERT ET LA VERITE”

  • Bernard Lamothe introduira la soirée sous le titre : « Expertiser…une nouvelle figure de l’impossible ? »
  • Le docteur Patrice Poueyto présentera son travail : « L’expertise en matière pénale »

Mardi 8 décembre: reportée au 12 janvier 2016

Mardi 12 janvier : “L’INNOCENCE, AU CŒUR DE LA VERITE IMPRATICABLE ?”

  • Pierre-Jacques Dusseau introduira la soirée
  • Mauricette Bersac, psychanalyste à côté de Montpon (24) nous fera part de son expérience de juré
  • Delphine Coumeau Roustaing, psychologue clinicienne en libéral, nous présentera la nouvelle qu’elle a écrite « En toute innocence »

Mardi 9 février :  “LES VARIABILITES DE LA VERITE”

  • Danièle Laufer, co-responsable de l’atelier, introduira sous ce titre, la soirée
  • Denis Foltran, psychologue en milieu hospitalier présentera : La problématique de la Vérité dans « L’Aimée de mathèse »[1] de J. LACAN et de « la machinerie du passage à l’acte »[2] d’Aimée
  • Sabine Chené, psychologue clinicienne, criminologue, UMPJ, CHD La Candélie et
  • Laurence Payen, psychologue clinicienne, USMP et CMP, CHD La Candélie interviendront à partir d’un cas de leur pratique sous le titre : « On voulait m’imposer le désaccord de mes victimes »
    Notez bien cette soirée, qui est une soirée supplémentaire en 2016 et qui n’apparaît pas sur l’affiche !
    [1] LACAN J., Préface à l’édition anglaise du Séminaire XI, Autres écrits, Paris, Seuil, 2001, p. 571
    [2] LACAN J., De nos antécédents, Ecrits, Paris, Seuil, 1966, p. 66

Mardi 8 mars: “LA VERITE SORT DE LA BOUCHE DES ENFANTS”

Avec nos intervenants, nous déplierons les difficultés à recueillir, entendre la parole de l’enfant. L’affaire d’Outreau (1997-2000) a marqué douloureusement le corps social, pointant la difficulté tant des magistrats que des psys à cet égard. A trop vouloir en faire une Vérité, ces professionnels se sont peut-être montrés sourds à la psychose.

  • Pierre-Jacques Dusseau, co-responsable de l’atelier introduira la soirée
  • Bernard Lamothe, psychologue interviendra sous le titre : « Quand on veut faire parler l’enfant »
  • Valérie Lauret, sera notre invitée. Juges des enfants au TGI de Bobigny, elle débattra avec nous, à partir de cette question : « Quelle part faire à la vérité judiciaire dans la réception de la parole de l’enfant ? » Extraits d’audiences et questionnements d’un juge pour enfants.

 Exceptionnellement, pour cette soirée, la participation sera de cinq euros, afin de participer aux frais de déplacement de notre invitée

Mardi 10 mai et Mardi 28 juin 2016.

A 20H30, 26 rue du Hâ, au local de l’ACF
L’inscription est libre par simple demande mail à daniele.laufer@gmail.com (objet : atelier de criminologie lacanienne)

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