Mardi 14 février 2017 au 26 rue du Hâ à Bordeaux

Les nouveaux symptômes à l’adolescence, voici ce autour de quoi, au mois de février, nous allons nous retrouver pour cette 4ème soirée de Che Vuoi?

Comment aborder cette question complexe? Nous partirons de la clinique pour dégager des points de travail  à partir desquels nous aimerions échanger avec les participants de l’assemblée.

Marie-Agnès Macaire introduira le sujet. Les symptômes varient avec ce déclin du Nom du Père dont nous ne cessons de parler, déclin des identifications symboliques, et accentuation de la jouissance, ce qui entraine des changements au niveau de la demande, du  désir, du langage même. Le corps est au premier plan ne serait ce que sous la forme de l’image, tel que nous l’avons dégagé à la séance du 17 janvier, mais pas seulement.

Maryse Roy présentera deux cas de jeunes filles l’une au collège, l’autre en première. Chacune se plaint d’un empêchement voisin de l’inhibition, exprime une crainte, « peur qu’il se passe quelque chose » et nomme ce qui ne va pas avec « je suis stressée ». A partir de l’interrogation : quel est ce seuil qu’elles ne peuvent pas franchir ? Maryse Roy posera la question de ce qui a opéré pour chacune d’elles, question concernant la satisfaction en jeu dans le symptôme.
Elle étudiera ces deux cas en contrepoint du cas freudien, Emma ce qui permettra d’interroger le nouveau dans les symptômes et dans la clinique.

Danièle Sanchez présentera le cas de Jenny développé et discuté dans « Adolescents, sujet de désordre ». Il y sera question d’une souffrance difficile  à mettre en mots, qui ne peut se dire mais s’écrit sur le corps. Comment un déplacement peut-il s’opérer d’un « je n’ai rien à dire » vers une parole possible, d’une pratique cachée de scarification vers une création imaginaire, avec un tatouage posé tel un voile.

Guilaine Panetta interviendra sous le titre : La mort vous va si bien.

Rappelons que le symptôme est un mixte de langage et de jouissance, qu’il est également une solution pour un sujet, solution pour sa jouissance, et que pour les ados modernes, la jouissance se loge souvent sur le corps, telle un événement ou une écriture. Tatouage,  piercings, et autres marques sur le corps, peuvent-ils être élevée à la « dignité d’un symptôme » ?  N’y faut-il pas également une nomination ?

Danièle Sanchez

Soirée proposée par le CEREDA – groupe Che vuoi ? Des enfants en analyse