Conférence de Danièle Lacadée-Labro.

Du temps de Freud, et de la période victorienne, la satisfaction, autrement dit la jouissance, était plutôt soumise à l’interdiction. En témoignent les constructions métapsychologiques de Freud : Surmoi, castration, refoulement, inhibition, etc… De jouissance, finalement, vous n’en aviez qu’en contrebande, que par des chemins détournés, des forçages ou des transgressions, des plus crus (addictions), aux plus nobles (sublimation).
Aujourd’hui, au XXIème siècle, la satisfaction est permise, voire plus : obligatoire. On est poussé à jouir, à se satisfaire, notamment par les objets de la science. L’insatisfaction deviendrait-elle en retour interdite, ringarde ?

Qu’est-ce qu’une psychanalyste, d’orientation lacanienne, peut nous apprendre, à partir de son expérience personnelle et clinique, de la satisfaction, de son envers, et de ce qu’ils deviennent en fin, après l’analyse. Façon actuelle de reprendre peut-être la question de Lacan : que devient la pulsion en fin d’analyse ?

Samedi 25 mars à 15h
Maison des syndicats
14, place de la Myrpe
Bergerac