Les deux premières séances ont été marquées par la présence active de nombreux participants, signe de l’intérêt suscité par ces questions.

Nous poursuivrons nos travaux en 2020. Une seule séance sur le 1er trimestre :

Le jeudi 06 février 20H45, 26 rue du Hâ, Bordeaux nous tenterons d’attraper grâce à la littérature et au cinéma le signifiant « libération ». L’écrivain Renaud Cojo sera notre invité.

« Le Passage à l’acte : Liberté, libération, contrainte de jouissance ?»

Lors de cette soirée, littérature et cinéma enrichiront notre réflexion sur le passage à l’acte, et ses conséquences, ses effets sur le sujet.

Avec Renaud Cojo, il sera question chez un homme de vengeance… jusqu’à l’absurde ?

Il interviendra sous le titre : « L’écriture de roman comme passage à l’acte ».

Homme de théâtre, et musicien, il publie son premier roman « A l’ennemi qui ne m’a pas laissé le temps de le tuer » (www. Leseditionsmoires.fr)

Avec Josette Rico, il sera question de femmes intrépides et de l’illimité de la jouissance féminine. 

Elle interviendra sous le titre: “Passage à l’acte ou acting-out : au-delà des semblants de la femme ?”

Voici son argument :

La vie humble aux travaux ennuyeux et faciles/Est une œuvre de choix qui veut beaucoup d’amour.”

« C’est ce que pense le poète (Verlaine) qui n’a jamais été femme au foyer ! Mais la littérature et le cinéma nous disent autre chose de ce que veulent les femmes sans pouvoir le dire sinon parfois au prix d’une rupture, d’une cassure dans le train-train quotidien qui peut les conduire à mourir ou à donner la mort, à commettre l’acte inattendu, l’acte de trop ou un acte au-delà du pensable.

C’est ce que nous allons essayer de voir avec les “fugitives” d’Alice Munro (Fugitives , coll. Points, 2004) et de Ridley Scott ( Thelma et Louise)  qui nous embarquent vers l’imprévisible. »

Danièle Laufer introduira la soirée.

Nous vous attendons nombreux pour cette soirée, où nous ne nous ennuierons pas !

Cette année nous allons travailler avec nos collègues de Paris/Île de France, et de Martigny (Suisse) sur « La Liberté ». Ce thème universel sera déplié différemment en fonction des recherches propres à chaque atelier.

La liberté est une donnée essentielle à la pratique de la psy- chanalyse, à l’exercice de la justice.

Ce qui nous réunit, nous pousse au travail, c’est la question du Passage à l’acte. Celui, celle qui transgresse l’interdit, est- il un homme, est-elle une femme libre ? Devenu criminel, s’est-il libéré d’une angoisse psychotique, d’un agresseur, de l’impasse réelle dans laquelle il se trouvait ? Est-il un sauveur qui libère le monde des autres, des étrangers, de ceux qui sont différents ? Ces crimes relèvent-il de l’art, d’actes gratuits, du sang froid des auteurs, ou bien plutôt ne sont-ils pas prisonniers d’une jouissance à eux-mêmes ignorée ?

Au XIXème siècle, les médecins aliénistes s’interrogeaient sur la part de libre arbitre du sujet, sur ses capacités de dis- cernement. Aujourd’hui, au-delà de toute clinique, ce qui s’impose à tous, c’est le signifiant « dangerosité ». La condamnation est certaine et la peine privative de liberté s’impose. L’enfermement n’est pourtant plus l’unique réponse.

Comme les quatre années précédentes, nous partirons des vignettes cliniques, des lectures théoriques proposées par les participants pour débattre de la question essentielle soulevée par le thème de l’année. Comment traiter folie et passage à l’acte ?

Nos invités viendront enrichir le débat.

Six séances, le jeudi soir, pour prendre la liberté de rechercher ce qu’est le passage à l’acte, et comment un sujet s’affranchit du lien aux autres, quitte à y perdre sa liberté.

4) Le 9 avril, les alternatives à l’enfermement

5) Le 28 mai, folie, liberté et passage à l’acte ?

6) Le vendredi 19 juin, nous laisserons carte blanche à notre invité pour notre soirée de clôture, ouverte à tous.