Freud a surpris son époque avec son invention de l’inconscient. À la fois désillusion : l’homme n’est pas maître en sa demeure ; et scandale : invitation à parler des forces sexuelles qui le gouvernent !

Aux analysants venus le consulter, il déchiffre le sens caché de leurs rêves, actes manqués et symptômes…

Mais l’association libre produit une inflation du sens, qui ne soulage pas toujours le sujet, voire alimente ses résistances et au final, bute sur un reste indicible.

Avec Lacan, l’interprétation prend un virage : le scandale devient scan- sion, suspension du sens, par la coupure et l’équivoque.

Il prive l’analysant, de la satisfaction du bla-bla, pour « émouvoir l’inconscient » par le sonore, la motérialité et approcher le hors sens du réel.

C’est ce que nous vous proposons d’étudier cette année, l’interprétation et ses paradoxes : rien ne cache mieux que ce qui dévoile et étrange- ment il faut viser à côté, pour tomber juste !

Nous verrons que l’interprétation doit être calculée, et en même temps, inventée sur le moment, avec la fulgurance d’un witz… Nous essaye- rons de comprendre pourquoi elle est plus efficace, à être minimaliste.

Mardi 13 octobre à Bergerac, 20h45 – Salle Jules Ferry

Véronique Pannetier : L’interprétation freudienne : un attentat à la pudeur
Sébastien Guitart : un cas clinique

Mardi 10 novembre à Périgueux, 20h45, 61 rue Lagrange-Chancel

Jean-Philippe Lagrange : L’inestimable objet de l’interprétation Rodolphe Adam : un cas clinique

Mardi 8 décembre à Bergerac, 20h45 – Salle Jules Ferry

Françoise Dessalles : Interprétation et association libre Alain Gentès : un cas clinique