Désirer

Le petit moteur qui nous fait avancer, qui nous pousse à courir et à nous démener sans cesse, se nomme désir. Il lui arrive à l’occasion de s’emballer ou de tomber en panne et de nous mener au divan pour tenter de lire ces péripéties qui affectent parfois gravement le cours de notre vie.

Chez Freud, le désir est d’abord la somme des désirs inconscients qui nous tourmentent, puissants parce qu’ignorés. C’est ce que la psychanalyse a dévoilé : nous sommes les jouets de nos désirs. Lorsque le désir s’unifie, il s’habille, pour Freud, du signifiant libido et s’accroche solidement à la pulsion.

Lacan, en suivant, isole le désir au singulier : il y a un désir qui est au fondement de la position que nous prenons dans l’existence. Il ne s’énonce pas mais se déduit de nos actes. Lacan le qualifie d’ « identique au manque » et en élabore l’éthique qui se condense dans cette formule : « ne pas céder sur son désir », qu’il articule à la trahison que l’on s’inflige à soi-même.

Vouloir ce qu’on désire : tel est le programme enthousiasmant que propose la psychanalyse. Nous explorerons cette année le chemin qui mène du wunsch freudien au désir de l’analyste déduit par Lacan de la pratique de la psychanalyse.

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