Le samedi 15 octobre 2022 à 15h à Périgueux

Salle de réunion de la Filature de l’Isle 15 chemin des Feutres

L’enfant, l’institution et le psychanalyste

Si le psychanalyste considère avec une particulière attention la façon dont l’enfant est parlé avant son arrivée au monde, c’est qu’avec ce discours préalable,  s’instaure déjà quelque chose de l’entrée dans le langage. En étant parlé avant sa naissance, le petit d’Homme entre déjà dans le désir de l’Autre ; c’est ce qui lui ouvre la première porte du lien social et des identifications possibles. D’autres étapes seront constitutives de son inscription au cœur de l’Autre et du désir. Le passage du besoin à la demande avec la transformation du cri en appel, ou encore la rencontre avec son image dans le miroir mais aussi la résolution des différentes épreuves qu’il aura à traverser… Ces étapes assoient la présence du petit sujet, non seulement auprès des autres, mais aussi dans son propre corps et dans son rapport à la loi symbolique.

 Que cela se constitue sous l’effet du langage implique la présence d’un Autre résolument porteur des signifiants du désir. Mais alors, qu’advient-il d’un enfant isolé des signifiants qu’on devrait épandre à son encontre ?

Et inversement, qu’advient-il d’un petit sujet pour lequel certains mots de la langue deviennent effets de corps  ou prennent trop de place dans son être ? 

Nous verrons comment l’institution, doublée du travail d’un analyste, peut s’imposer comme recours en accueillant l’enfant là où, selon les cas,  un vide ou un trop plein s’est présenté à lui. La tâche singulière de l’analyste sera étudiée comme partenaire symptôme ou comme instrument objet dont l’enfant se sert pour mieux tenir debout dans le monde.