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Groupe de lecture – Angoulême

10 mai 2016 @ 20 h 00 min

Le groupe de lecture, qui a été rejoint par Philippe Cousty, Psychologue, Membre de l’ACF-Aquitania, continue son travail sur le thème des conférences.

Deux textes, tous deux issus de la revue La Cause freudienne 44, février 2000, Evénement de corps, seront à l’étude et l’objet d’un échange entre les participant(e)s :

« Le corps faute d’en parler » de Laure Naveau,

« Des vases communicants » de Sonia Chiriaco.

Prochaine séance : le mardi 10 mai 2016, à 20h00 Ligue Contre le Cancer – 104 Rue Monlogis à Angoulême.

Contact/renseignements : Alexandra Pruvot 06 31 10 56 10 / Philippe Cousty : 06 11 50 09 68

 

« Avoir un corps, est-ce naturel ? »

« Plus on l’analyse, ce corps moderne, plus on l’exhibe, moins il existe. Annulé, à proportion inverse de son exposition. C’est d’un autre corps que j’ai, moi, tenu le journal quotidien ; notre compagnon de route, notre machine à être. » Daniel PENNAC In Journal d’un corps, Éditions Gallimard, 2012.

« Avoir un corps, est-ce naturel ? » Avec ce nouveau cycle de conférences, nous nous pencherons sur ce qu’est le corps pour la psychanalyse – qui ne le réduit pas à l’organisme – et sur les rapports que le sujet contemporain entretient avec lui. Car avec le développement de la science et des technologies, nous assistons depuis plusieurs années à une modification considérable de notre rapport au monde, notamment des pratiques de corps : imagerie médicale ; greffes, implants ou prothèses ; dons : d’organes, d’ovocytes, de spermatozoïdes… Mais de quoi témoignent ces nouveaux usages du corps ? Sont-ce de nouveaux symptômes ? Pour saisir comment se construit le corps et nous amener à le situer du coté de l’avoir ou bien du côté de l’être, nous tirerons un fil de Freud à Lacan. Freud qui, à partir l’énigme des symptômes hystériques, a inventé la psychanalyse et dans ce mouvement même a dégagé le concept de pulsion, à laquelle il a donné une source somatique dans les orifices du corps. Dès lors, comment expliquer que la psychanalyse, qui ne fait usage que de la parole, puisse toucher à une causalité ancrée dans le corps ? Lacan qui à la liste des objets pulsionnels freudiens : oral, anal et scopique, a ajouté la voix mais qui a également, au fil de son enseignement, formalisé le corps de différentes façons : corps imaginaire, corps symbolique, corps réel… ce qui l’amena à dire, à la fin de son enseignement, dans le Séminaire Le Sinthome : Le corps « n’a de statut respectable, au sens commun du mot, que du noeud »1 et, le 16 Juin 1975, lors de sa conférence « Joyce le symptôme II » : « Laissons le symptôme à ce qu’il est : un événement de corps lié à ce que l’on l’a […]. » 2

À partir de là, quelles perspectives se sont dégagées pour traiter de ce corps et ses embrouilles3?

1 Lacan J., Le Séminaire, livre XXIII, Le Sinthome, Paris, Seuil, 2005, p. 66.
2 Lacan J., « Joyce le symptôme II », Joyce avec Lacan, Paris, Navarin, 1987, p.35.
3 Section clinique de Bordeaux, « Les embrouilles du corps », De Jacques Lacan à Lewis Carroll, Ornicar ?, Revue du champ freudien, Navarin, 2002, pp. 168-291.

Détails

Date :
10 mai 2016
Heure :
20 h 00 min

Lieu

Ligue Contre le Cancer
104 Rue Monlogis
ANGOULEME, 16000
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